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    Pour vivre il faut dépasser la vie...

    Nos lutins secrets



    J’ai les bras ouverts
    vers les bleus de l’infini
    des couleurs d’arc en ciel
    pour protéger mes yeux.

    J’imagine que c’est trop beau,
    que c’est pur,
    qu’il coule tout le temps
    de l’eau fraiche,
    mes doigts me parlent,
    ils m’interpellent,

    donnez-nous,
    les caresses que l’on doit transmettre...

    Je frissonne rien qu’à entendre leur voix
    ils chantent en cœur par cœur la chanson du bonheur
    la chanson du bonheur

    Des ailes de plomb
     le matin c’est bon
    des plumes d’oie
    sur les papillons
    Sommeil de nuit
    aux pleines lunes
    c’est chaud le soleil
    et c’est bon,

    les matins
    où la rosée trempe ses seins
    dans l’herbe des escargots,

    Des ailes de plomb
     le matin c’est bon
    des plumes d’oie
    sur mon bidon
    réveil dans la suie
    aux demi-lunes
    c’est chaud la braise,
    c’est un bonbon…

     Ils chantent à haute-voix
    c'est leur cri,
    de la haut!
    de la haut!

    On voit
    les gueules de connes
    et de cons.

    Parhal à Yew

    Mai 2007

    Main Tendue


    Main Tendue

    J'ai une fleur dans la main

    je pose ma cigarette,

    elle n'est pas allumée,

    fumée d'ennui...


    Je caresse les caveaux,

    la bête noire est sombre
    son oeil dans son cul.

    Il n'ose même pas toucher,
    l'ombre, il a peur de lui-même.

    J' ai une cigarette dans la main,
    je te pose une fleur tendue...

    Le monde c'est l'histoire
    des autres je te donne
    ma main tendue.

    05 05 07


    A I de Parhal Pour elle

    les pas en cloche de pied

    les pas en cloche de pied



    mes chaussettes trouées
    l'oeil trouble est mouillé
    il fait lourd c'est l'orage
    ciel d'une couleur orangée

    je m'allonge sur les bruyères
    pour regarder les anges voler
    oublier tous les jours d'hier
    les caresses aux mains volées

    les pas en cloche de pied

    ma paume sans le baiser
    lèvres séchées oubliées
    il fait lourd c'est la rage
    l'enfer s'est invité, rangé,

    dans ma mémoire à jamais

    le jamais est devenu le toujours.


    P.PARHAL

    04 05 07